Placements financiers

Private equity : investir dans le non-coté pour diversifier son patrimoine

Par Antonin Chandelier, conseiller en gestion de patrimoine · Avril 2026 · Le Mans · 6 min de lecture

Longtemps réservé aux institutionnels et aux grandes fortunes, le private equity s'est progressivement ouvert aux particuliers fortunés et aux investisseurs avertis. Avec des performances historiques supérieures aux marchés cotés sur le long terme, et une décorrélation bienvenue dans un portefeuille diversifié, il est devenu un pilier des stratégies patrimoniales avancées.

Qu'est-ce que le private equity ?

Le private equity (ou capital investissement) désigne l'investissement dans des entreprises non cotées en bourse. Il recouvre plusieurs stratégies selon le stade de développement des entreprises ciblées :

Les véhicules accessibles aux particuliers

FCPR — Fonds Commun de Placement à Risques

Le FCPR est le véhicule réglementaire de référence. Il doit investir au moins 50 % de ses actifs dans des titres de sociétés non cotées. Après une durée de détention minimale (généralement 5 ans), les plus-values sont exonérées d'impôt sur le revenu (soumises aux prélèvements sociaux uniquement).

FPCI — Fonds Professionnel de Capital Investissement

Réservé aux investisseurs avertis (ticket d'entrée minimum 100 000 €), le FPCI offre plus de souplesse dans la stratégie d'investissement et l'accès à des opérations premium. Il bénéficie également de l'exonération d'IR sur les plus-values après la durée minimale de détention.

FIP et FCPI

Ces fonds offrent en plus une réduction d'IR à la souscription (25 %). Ils ciblent spécifiquement les PME régionales (FIP) ou innovantes (FCPI). Lire notre guide dédié aux FIP/FCPI →

Le private equity via l'assurance vie

De nombreux contrats d'assurance vie haut de gamme proposent des unités de compte en private equity. Avantage : les gains capitalisent dans l'enveloppe fiscale de l'assurance vie, sans blocage de liquidité aussi strict qu'un fonds en direct.

Les performances historiques

Sur 10 ans, le private equity européen a délivré des performances annualisées de l'ordre de 12 à 15 %, nettement supérieures aux actions cotées (environ 8 à 10 % pour le CAC 40 dividendes réinvestis). Cette surperformance s'explique par :

À retenir : les performances passées ne préjugent pas des performances futures. La dispersion entre les meilleurs et les moins bons fonds de private equity est très élevée — le choix du fonds est donc déterminant.

Les risques et contraintes

Quelle place dans un portefeuille ?

Les professionnels de la gestion d'actifs recommandent généralement d'allouer entre 5 et 15 % d'un portefeuille au private equity, selon le profil de l'investisseur. Cette classe d'actifs est complémentaire des actions cotées (décorrélation partielle) et de l'immobilier (liquidité différente, moteurs de performance distincts).

Elle s'adresse à des investisseurs disposant d'un patrimoine financier significatif (généralement à partir de 500 000 €), d'un horizon long terme et d'une tolérance au risque élevée.

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